Croissance du chiffre d'affaires, marges, dette nette, ROIC — les critères qui filtrent 80% des mauvaises actions.
Le stock picking n'est pas pour tout le monde. Il demande du temps, de la rigueur analytique, et la capacité émotionnelle de tenir une position quand le marché te donne tort à court terme. Mais pour ceux qui le maîtrisent, il offre la possibilité de surperformer significativement les indices.
1. Croissance du CA : Minimum +15%/an sur 3 ans. La croissance est le moteur de la valeur. Une entreprise qui ne croît pas est une entreprise qui se meurt lentement.
2. Marges opérationnelles : Marges élevées et stables = avantage concurrentiel. Une marge brute >50% dans un secteur compétitif est un signal fort de pricing power.
3. ROIC (Return on Invested Capital) : Supérieur au coût du capital (WACC), idéalement >15%. C'est le meilleur indicateur de la qualité d'un business model.
4. Dette nette : Dette nette/EBITDA < 2x. Les entreprises trop endettées sont vulnérables en période de hausse des taux.
5. Free Cash Flow : Le FCF est la réalité, le bénéfice comptable est une opinion. Une entreprise qui génère du cash libre peut racheter des actions, payer des dividendes ou investir — sans dépendre des marchés.
6. Valorisation : Même la meilleure entreprise peut être un mauvais investissement si on la paie trop cher. PER, EV/EBITDA, PEG ratio — contextualise toujours la valorisation par rapport à la croissance.
Passe l'univers de 500+ actions du S&P 500 par ces 6 critères. Il restera généralement 20 à 40 entreprises. Analyse-les ensuite en profondeur : lire les derniers rapports annuels, écouter les earnings calls, comprendre la stratégie de l'équipe dirigeante. C'est là que se fait la vraie différence.