Brute, nette, nette-nette — beaucoup confondent les trois. Voici le calcul exact avec les charges à ne pas oublier.
Les vendeurs de biens (et parfois les agents immobiliers) affichent toujours la rentabilité brute. C'est celle qui fait rêver. Mais ce n'est pas ce que tu mets dans ta poche. Voici comment calculer ce qui compte vraiment.
Formule : (Loyer mensuel × 12) ÷ Prix d'achat total × 100
Le "prix d'achat total" inclut : prix net vendeur + frais de notaire (7-8% dans l'ancien) + frais d'agence + travaux immédiats. Beaucoup oublient les frais annexes et surestiment leur rentabilité dès le départ.
On soustrait de la rentabilité brute toutes les charges non récupérables sur le locataire :
C'est ce qui reste réellement dans ta poche. Elle dépend entièrement de ton régime fiscal. En micro-foncier à la tranche 30% + 17.2% de prélèvements sociaux, on peut perdre 40%+ de ses revenus locatifs en impôts. En LMNP réel avec amortissement, l'imposition peut être proche de zéro pendant 10-15 ans. Le choix du régime fiscal est aussi important que le choix du bien.
Cash-flow mensuel = Loyers perçus - Toutes charges - Mensualité de crédit. Un cash-flow positif signifie que l'investissement s'autofinance et génère un surplus. C'est l'objectif à atteindre. Un cash-flow légèrement négatif est acceptable si la plus-value potentielle ou les avantages fiscaux compensent clairement.